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A l'approche de mai 68
n 1967, une première maison réservée aux étudiants grand-ducaux a pu être inaugurée. Située dans la Parkstraat au centre de Louvain, cette maison communautaire comportait huit chambres, mais également une salle commune, un bar, une cuisine et un secrétariat. Sous la houlette successive de trois présidents - Paul Didier, Paul Kihn et René Zimmer - la maison, qui se trouvait dans un bien mauvais état, a été complètement rénovée. L'Etat luxembourgeois a largement contribué aux frais de rénovation, alors même que les étudiants ont dû prêter main forte en s'improvisant plombier, menuisier ou encore peintre.
Peu de temps après, une deuxième maison communautaire, située dans la Cité Universitaire d'Arenberg, a été mise à la disposition des étudiants luxembourgeois par les autorités académiques. En tout vingt-deux chambres étalées sur deux étages ont pu accueillir les étudiants luxembourgeois.

A la fin des années 60, l'élan des étudiants pour le folklore et les traditions s'estompait peu à peu. Le club traditionnel, le petit cercle intime, se voyait remplacé par des organisations d'orientation socio-économique, des clubs de débat, des cercles facultaires ou encore des syndicats tel que l'UNEL et l'ALUC.
En 1970, le 90ème anniversaire a été encore fêté avec grand éclat. Mais par la suite, un mouvement de contestation vit le jour. Dans l'esprit de mai 68, la tradition des Knäipen était synonyme de conformisme et était dès lors à rejeter. Pendant deux années de transition et de réflexion, les activités du cercle ont quasiment cessé.
Parallèlement, le déménagement de Louvain vers Louvain-la-Neuve et Louvain-en-Woluvé, suite aux contestations linguistique et du " Walen buiten ", n'a pas facilité les choses, car progressivement les étudiants ont été transférés de la vieille ville médiévale vers le tout nouveau campus universitaire à peine construit. Dans cette ambiance de changement, les activités du cercle ont revu le jour en 1975.

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